21052013A la une:
 

Faire débat

Tous les analystes qui savent, nous disaient avant le débat que celui-ci ne changerait rien à la donne.

Il n’ a rien changé chez Libé, c’est sûr, une Une militante, bon j’ai évité La Matinale de Canal et autres cellules gauchisantes, j’essaie de me faire une idée, tout seul comme un grand.

Les avis parisianistes n’ont pas non plus changé, on ne change pas quand on est pour le changement.

Je vais revenir un peu avant : Normalement, si on a entendu presse, gens qui savent, opportunistes et aigris, Nicolas Sarkozy n’aurait pas du être au 2ème tour, lui le Président des riches et des fachos.

Néanmoins il passe le premier tour avec un petit point, peu ou prou, de retard en faisant un score très loin de la hauteur des espérances de ses détracteurs et après 5 ans de campagne de dénigrement.

Rien ne lui aura été épargné, affaires, relents douteux, bilan catastrophique, faux articles, j’en passe et de plus noirs.

Or aujourd’hui, où en sommes nous ? Un deuxième tour aux alentours d’un 50/50 malgré les dires des sondeurs, à un point d’erreur prés.

François Hollande, candidat de substitution après l’évanescent retrait de DSK, nous a même été présenté comme le génie de la lampe au programme révolutionnaire.

Il faut regarder tout ceci de la rue, d’un point de vue plus populaire, plus authentique, la campagne mais aussi ce débat.

Qu’en reste – t – il ?

Un vrai président qui connait ses dossiers, qui assume la charge de sa fonction, qui assume totalement son bilan et qui a une idée forte de la suite de son mandat. L’anti-sarkozysme n’a plus aujourd’hui vraiment d’effet, glissant sur sa carapace de chef d’état.

Et en face ?

Un François Hollande qui est beaucoup moins ridicule que son programme, ceux qui en doutaient, étaient dans l’erreur. On n’arrive pas à ce niveau sans quelques qualités. De là à en faire le vainqueur toute catégorie d’un débat ou d’une campagne, il y a une marge.

Il n’y a pas de réel gagnant dans cet échange, l’un a prouvé qu’il n’était pas là par hasard et l’autre qu’il n’avait pas été élu en 2007 par hasard, loin de toutes les turpitudes qu’on lui prêtait, et là c’est déjà une victoire et ce, quoi qu’on en dise…

Je pars d’un constat de base, celui qui voudrait que l’attaque soit la meilleure défense, c’est vrai dans le foot comme dans la vie, celui qui n’avance pas recule.

Les attaques incessantes contre Nicolas Sarkozy se sont bien émoussées depuis le temps et ne fonctionnent plus, c’était vrai un temps, les moutons ont suivi un temps puis se sont lassés, nous sommes maintenant dans le réel, dans le concret, projet contre projet, réalisme contre doux rêve.

Le réalisme est dur mais existe et se vit au quotidien dans la rue, le rêve peut rapidement tourner au cauchemar idéologique.

Hier, c’était au héros annoncé de se faire attaquer, lui si virginal, si propre, si éloigné des affaires comme d’ailleurs de la direction d’un état.

C’est lui qui doit qui doit gérer maintenant ces problèmes, le retour inopportun d’un DSK, les accords de partis sacrifiant la bonne conduite du pays aux seules fins idéologiques, les erreurs de positionnement passées mais encore bien présentes et les accointances un peu floues, vieux démons d’une gauche internationaliste et communautariste.

C’est le dernier qui parle et attaque, qui a raison dans une perception du dernier instant dans une société du moment.

Je ne tresserai pas de couronne de lauriers à l’un ou à l’autre, sur le débat d’hier soir, je laisse l’excitation à la presse qui sait et qui nous dirige, elle nous donnera le vainqueur du débat à l’issue de l’élection, elle retrouvera même la petite phrase qui a tout fait basculer, après le 6 mai

Je préfère la sagesse populaire de la rue qui j’en suis persuadé, a entendu le même discours que moi hier soir. | Lu 142 fois

 
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